Un avis sur tout, surtout la vie…
Bande annonce BOURREAU DES CALANQUES – Saison 1
a se passe du côté de Callelongue. … Je dépose mon beauf qui va taquiner la daurade à l'entrée du petit port de Callelongue. Je repars. 50 mètres plus loin, je flashe sur ce premier plan de verdure qui partage l'image en diagonale, laisse apparaître l'île Maïre et les Pharillons… A plat ventre sur un rocher aux arêtes tranchantes, le nez dans la chlorophylle, je suis assez satisfait de ce qui s'affiche dans la petite lucarne de mon Canon. J'attends…
Incontournable Mario... rital, parisien, et tellement marseillais...
Enfant, j'étais chargé d'acheter et ramener le pain à la maison. Notre père le signait au dos d'une croix chrétienne, avant de nous le partager à table. Sept frères et sœurs, papa, maman, pépé... . Dans les années 60, l'industrie pesait déjà sur toutes les productions et le pain n'était pas toujours fameux, ...mais maman avait dit que c'était le corps du Christ distribué aux fidèles. Le pain nous réunissait. Je ne suis pas un habitué des offices religieux, mais l'idée de communion me plaît
Ce qui m’emporte dans la peinture de Claude Luca c’est la lumière vive et joyeuse des couleurs d’une enfance toujours en lui. C’est la fantaisie des personnages qu’il installe dans ses compositions, la bonhommie des boulistes du Mondial La Marseillaise, le vent fripon qui fait s’envoler les jupes des dames. Ce qui m’interpelle dans sa peinture, ce sont les lignes qu’il tord comme des injustices qu’il dénonce, les noirs profonds de son Vallon des Auffes, le cri des pins pliés par le Mistral dans les collines de Luminy..
Au début, j'y allais pour mon café du matin et profiter des premières lueurs du soleil. Elles percent par les escaliers de la rue de la Paix, traversent et réchauffent les vieux os que j'assois au préalable sur l'une des chaises de la terrasse. Je me place dans la course des rayons. Lentement, ils gagneront une à une les tables installées. Moi aussi. Sans trop d'efforts, d'une chaise l'autre...je règle mon pas sur le pas de mon soleil. Dans sa course. ....
Il y a quelques mois encore, c'était facile de revenir en 1960. il suffisait de pousser la porte du restaurant L'Eau Vive de Notre Dame de La Garde. C'était pratique, on voyageait dans le temps, et nous aimons tous voyager dans le temps. Les prix étaient modiques, les plats globalement.....
La pâte au remarquable velouté est souple, soyeuse. Gourmande comme l'Italie, parfaite comme l'Asie, elle s'enveloppe et fond en bouche dans un fin et onctueux bouillon de volailles monté en beurre... Puissance et longueur du foie gras, parfums boisés d'une Julienne de truffe, accent tonique du parmesan....
Sa bouillabaisse, elle m’avait coûté un bras. Mon pote Costa, pigiste dans une revue gastronomique avait promis que je m’en souviendrais longtemps. J’essaie encore d’en retrouver le souvenir. Je l’ai payée trop cher, ça, je m’en souviens. ..
C'est le problème de la bouillabaisse : une masse de restaurateurs, bloggers, journalistes l'annoncent, la promettent, et quelques rares cuisiniers la font. Bernard Loury est de ceux-là. On le remarque dès le matin sur le marché du vieux-port à Marseille. Il porte sabots, écharpe, béret et moustaches en guidon. Il évalue barbarelles, girelles, roucao, ...
C'est dans ce bistrot de pays tabac-journaux que tous les matins, j'aimerais prendre mon café... et tous les midi, le plat du jour de Nicole. Dans une petite cuisine, elle prépare les pieds&paquets que j'aime, ceux que l'on n'a pas revisités. Les pieds&paquets, je ne veux pas qu'ils me surprennent, ne pa